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« Joseph est une branche qui porte du fruit, un branche qui porte du fruit près d’une fontaine ; ses rameaux poussent par-dessus la muraille » (Genèse 49:22).
Genèse 49 relate comment Jacob rassemble ses fils et leur présente leur caractère et leur histoire par ordre de naissance. Jacob parle davantage de Joseph que de ses autres fils, décrivant le caractère fructueux de sa vie : « Joseph est une branche qui porte du fruit ». Il illustre cela non seulement par la vigne, mais aussi par le lien de la vigne avec « une fontaine », une source extérieure à lui-même. La vigne est un symbole biblique de productivité. On le voit avec le sarment de vigne d’Eshcol dans Nombres 13, si grand qu’il fallait deux hommes pour le porter. Dans le Nouveau Testament, Jésus se décrit lui-même comme « la vraie vigne » et explique que nous portons le fruit de l’Esprit en demeurant en lui (Jean 15). Notre fertilité spirituelle dépend de notre relation avec notre Sauveur.
La proximité de Joseph avec Dieu et la force qu'il puisait en Lui dans les circonstances les plus difficiles étaient la source de ses étonnantes victoires de foi, alors qu'il endurait la haine de ses frères, sa vie d'esclave et son emprisonnement. Cette proximité avec Dieu et cette dépendance envers Lui se sont poursuivies dans son rôle de sauveur de l'Égypte, des nations environnantes et de sa famille.
Jacob se souvient également des souffrances de son fils durant toutes les épreuves qu'il a traversées : « Les archers l'ont provoqué amèrement, et ont tiré contre lui, et l'ont haï ». Cela semble faire référence en particulier aux actions préméditées et ciblées des frères de Joseph, qui lui ont causé tant de douleur et d'angoisse, et à l'injustice qu'il a subie dans la maison de Potiphar.
Mais ces souffrances fortifiaient sa foi ; « son arc est demeuré ferme » et l'a rendu fort dans le Dieu de son père : « Et les bras de ses mains sont souples par les mains du Puissant de Jacob (de là vient le Berger, la Pierre d'Israël) ». Jacob avait déjà parlé du « Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu'à ce jour ». Il avait également parlé de Luz, où il avait pris une pierre dont il avait fait son chevet, qu'il a érigé plus tard en stèle et a renommé Luz Béthel, « la maison de Dieu » (Genèse 28).
Les souffrances de Jacob chez Laban et la perte de son fils bien-aimé font écho à celles de Joseph. Joseph a découvert « le Dieu de ton père qui t'aidera ». Ces souffrances lui ont valu la bénédiction divine, « le Tout-Puissant qui te bénira des bénédictions des cieux ». La source de ces bénédictions était céleste, mais elles jaillissaient d'expériences profondes : « les bénédictions de l'abîme qui est en bas ». Elles culminèrent dans une nouvelle génération, marquée par la bénédiction que Jacob a prononcée sur les deux fils de Joseph : « bénédictions des mamelles et de la matrice ».
Jacob a compris comment Dieu accomplissait abondamment ses promesses : « Les bénédictions de ton père surpassent les bénédictions de mes ancêtres, jusqu’au bout des collines éternelles ». Ces bénédictions se manifestaient à travers Joseph, le Sauveur : « Elles seront sur la tête de Joseph, et sur le sommet de la tête de celui qui a été mis à part de ses frères ».
Jacob ne pouvait concevoir la venue du Fils de Dieu, le Sauveur du monde, ni toutes les bénédictions qu’il accorderait dans le temps et pour l’éternité. Nous avons reçu ces bénédictions par la grâce divine. Dans le premier livre de la Bible, Dieu l’illustre à travers la vie de Joseph. Tout au long de l’Ancien Testament, il continuera d’annoncer la venue de son Fils afin que nous trouvions « dans toutes les Écritures les choses qui le regardent » (Luc 24:27).
Gordon D Kell
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