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Jacob dit au Pharaon : « Les jours des années de mon séjournement sont cent trente ans ; les jours des années de ma vie ont été courts et mauvais, et ils n'ont pas atteint les jours des années de la vie de mes pères, dans les jours de leur séjournement ». Et Jacob bénit le Pharaon, et sortit de devant le Pharaon (Genèse 47:9-10).
Joseph organise l'installation de sa famille dans la riche et fertile région de Goshen, idéale pour l'élevage des troupeaux de Jacob. Les Égyptiens considéraient les bergers nomades comme une classe inférieure dont le mode de vie contrastait avec leurs propres systèmes agricoles sédentaires. Mais grâce à Joseph, Jacob et sa famille étaient chaleureusement accueillis.
Joseph a amené son père Jacob devant le Pharaon. Impressionné par la longévité de Jacob, il lui a demandé : « Quel âge as-tu ? » Il décrit simplement, humblement et honnêtement son existence extraordinaire comme « Les jours des années de mon séjournement ».
Puis « Jacob bénit le Pharaon ». Durant sa jeunesse, Jacob était obsédé par le désir d'être béni. Il s'est approprié le droit d'aînesse et la bénédiction de son frère à deux reprises, ce qui lui a valu d'être exilé chez Laban. Mais Dieu lui a alors révélé la majesté de sa grâce. Jacob, qui avait mené une vie égoïste et trompeur, est devenu l'objet de la faveur divine (Genèse 28). Après vingt années d'épreuves sous le joug d'un homme – Laban, plus égoïste et plus fourbe encore que lui – il a compris que Dieu était avec lui. À Béthel, Dieu lui avait promis du ciel de protéger et de bénir Jacob. À Peniel, Dieu est descendu sur terre pour amener Jacob à comprendre sa totale dépendance envers lui et à rechercher sa bénédiction personnelle : « Je ne te laisserai point aller sans que tu m'aies béni » À la question : « Quel est ton nom ? », il a répondu : « Jacob ». Son nom reflétait sa véritable nature. Dieu lui a donné un nouveau nom, Israël, « un prince auprès de Dieu », et l'a béni. Depuis ce jour, Jacob boitait. Chaque pas lui rappelait sa rencontre face à face avec Dieu, la bénédiction qu'il recevait (Genèse 32).
Jacob s'est présenté devant le Pharaon comme celui qui avait tenu bon devant Dieu et prouvé sa fidélité dans les épreuves les plus profondes. Joseph, son fils, avait été la plus grande bénédiction pour le peuple du Pharaon. Jacob, le père de Joseph, bénit le monarque. La Bible nous enseigne que « le moindre est béni par celui qui est plus excellent » (Hébreux 7:7).
Jacob mourrait en Égypte, mais non sans avoir béni Joseph, ses fils et tous les autres fils de Jacob. Il a demandé à Joseph de veiller à ce qu'il soit enterré avec Abraham et Isaac. C'était une requête qui exprimait non seulement sa mort, mais aussi sa foi au Dieu vivant.
Le Sauveur fait référence à cela lorsqu'il corrige les Sadducéens au sujet de la résurrection :
« Or que les morts ressuscitent, Moïse même a montré, au titre « Du buisson », quand il appelle le Seigneur "le Dieu d'Abraham, et le Dieu d'Isaac, et le Dieu de Jacob". Or il n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; car pour lui tous vivent » (Luc 20:37-38).
Jacob est une merveilleuse illustration de l'amour du Père pour Joseph et de sa bénédiction manifeste, et de la manière dont il l'a envoyé vers ses frères, ce qui a conduit à la révélation étonnante de Joseph comme grand Sauveur. Parallèlement, sa vie révèle la majesté de la grâce de Dieu, le chemin de la foi, et comment « Toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son propos » (Romains 8:28).
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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