Les éléments de menu en rouge contiennent des informations récemment mises à jour.
Et Maintenant, que ton serviteur, je te prie, reste serviteur de mon seigneur, à la place du jeune homme, et le jeune homme montera avec ses frères ; car comment monterai-je vers mon père, si le jeune homme n'est pas avec moi, de peur que je ne voie le malheur qui atteindrait sur mon père ? (Genèse 44:33-34).
Joseph a poursuivi la mise en œuvre de son plan élaboré en ordonnant à son intendant de fournir à ses frères toute la nourriture qu'ils pouvaient emporter et, une fois de plus, de leur restituer le paiement. Puis, Joseph a donné pour instruction à l'intendant de placer sa coupe d'argent à l'ouverture du sac de Benjamin.
À l'aube, les frères de Joseph se sont mis en route pour rentrer chez eux. Mais alors qu'ils quittaient la ville et n'étaient pas encore loin, Joseph a demandé à son intendant de les rattraper et de leur demander pourquoi l'un d'eux avait volé sa coupe d'argent. L'intendant est vite arrivé et les a interrogés. Les frères ont aussitôt réfuté les accusations : « Pourquoi mon seigneur parle-t-il ainsi ? Loin de tes serviteurs de faire une telle chose ! Voici, l'argent que nous avons trouvé à l'ouverture de nos sacs, nous te l'avons rapporté du pays de Canaan ; comment aurions-nous volé de la maison de ton seigneur de l'argent ou de l'or ? » « Que celui de tes serviteurs chez qui la coupe se trouvera, meure, et nous aussi nous serons serviteurs de mon seigneur » (vv.7-9).
L’intendant, plus raisonnable, dit : « Qu’il en soit selon ta parole : Celui chez qui elle sera trouvée sera mon serviteur, et vous serez innocents ». On a ouvert tous les sacs, depuis celui de Ruben l’aîné jusqu’à celui de Benjamin le plus jeune, et on a trouvé la coupe dans le sac de Benjamin. Les frères, accablés de chagrin, sont retournés chez Joseph.
Lorsque les frères sont arrivés chez Joseph, il était toujours là. De nouveau, ils se sont prosternés devant lui. Et Joseph leur demande : « Quelle action avez-vous faite ? Ne saviez-vous pas qu’un homme tel que moi sait deviner ? » Juda, qui s’était porté garant pour Benjamin, comprend la situation dans laquelle ils se retrouvent, l’accepte comme venant de Dieu, et offre tous les frères en sacrifice pour devenir esclaves avec Benjamin.
Mais Joseph refuse son sacrifice : « Loin de moi de faire cela ! Celui en la main duquel la coupe a été trouvée, lui, sera mon serviteur ; et vous, montez en paix vers votre père ». Mais Juda ne pouvait se résoudre à sacrifier Benjamin et, avec une grande humilité, il s'est approché de Joseph pour lui expliquer non pas son propre sort, mais celui de son père. Il décrit avec une infinie tendresse comment la vie de Jacob était intimement liée à celle de Benjamin, dont la mère était morte en couches et dont le frère, Joseph, était présumé mort. Il explique que l'esclavage de Benjamin entraînerait la mort de Jacob. C'étaient ces paroles de Juda qui ont déclenché un torrent d'amour chez Joseph. Le frère qui avait ourdi le complot pour vendre Joseph comme esclave et qui était resté silencieux face à ses cris de douleur implorant sa libération ; celui qui avait séparé Joseph de son père, qui l'aimait profondément, et de son jeune frère ; ce frère s'offre lui-même en substitut pour que Benjamin soit sauvé de l'esclavage et son père Jacob de la mort.
Joseph avait conduit ses frères dans un douloureux mais nécessaire cheminement spirituel. Toute la haine et la tromperie dissimulées au fil des ans sont remontées à la surface. Joseph avait guidé ses frères pour qu'ils fassent face à leur culpabilité, prennent conscience de leur impuissance à se racheter et comprennent la douleur de toutes les injustices qu'il avait subies. Ils étaient aux pieds de leur sauveur, qui allait bientôt révéler son amour et son pardon.
L’intervention de Joseph démontre que la conviction et le repentir sont un chemin vers la lumière et la gloire de l’amour, de la grâce, de la miséricorde et du pardon divin de Dieu, et vers la joie de la réconciliation. Le cœur de Juda, jadis empli de haine et dépourvu de compassion, s’emplit d’un amour sacrificiel pour son père et son frère. Le moment était venu de dissiper la distance et de laisser place à la joie de la réconciliation.
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
Notre Site Web copyright© cers. Tous droit réservés.