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« Et il arriva, le troisième jour, jour de la naissance du Pharaon, qu'il fit un festin à tous ses serviteurs ; et il éleva la tête du chef des échansons et du chef des panetiers au milieu de ses serviteurs : il rétablit le chef des échansons dans son office d'échanson, et il mit la coupe dans la main du Pharaon ; et il pendit le chef des panetiers, selon que Joseph le leur avait interprété. Mais le chef des échansons ne se souvint pas de Joseph, et il l'oublia » (Genèse 40:20-23).
Le parcours descendant de croix de Joseph s'achève en prison. Les étapes qui le mènent de l'amour et de la joie de la maison paternelle à la haine de ses frères, au marché aux esclaves en Égypte et à l'injustice de la maison de Potiphar l'ont conduit à l'isolement et à l'humiliation de la prison. Considérant Joseph comme une illustration du Christ, ces étapes nous rappellent les paroles de Paul dans Philippiens 2 : « Qu'il y ait donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus, lequel étant en forme de Dieu, n'a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s'est anéanti lui-même, prenant la forme d'esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et étant trouvé en figure comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (vv.5-8). La grande différence réside dans le fait que les pas de la descente de Joseph étaient forcés, non volontaire. Le Sauveur, a volontairement pris les pas menant au Calvaire et a volontairement donné sa vie pour nous, par amour divin et grâce infinie.
Les pas de Joseph ont conduit à une conclusion glorieuse. Le fondement de cette conclusion réside dans l’arrivée en prison de l’échanson et du boulanger du roi d’Égypte. Au fil du temps, chacun de ces hommes de haut rang faisait des rêves incompréhensibles qui les troublaient profondément. Ce qui est touchant, c'est la sensibilité de Joseph à leurs sentiments : « Pourquoi avez-vous mauvais visage aujourd'hui ? » S'il y avait quelqu'un qui avait des raisons d'être triste, c'était bien Joseph. Au contraire, il s'intéresse à la tristesse des autres. Le Seigneur était « un homme de douleurs », mais il n'a jamais cessé de porter les douleurs des autres (Ésaïe 53:3-4). C'est une qualité que nous devrions apprendre de notre Sauveur.
L'échanson est abattu, pensant qu'il n'y a « pas d'interprète » pour les rêves. Joseph glorifie aussitôt Dieu : « Les interprétations ne sont-elles pas à Dieu ? » et, avec une confiance absolue, il demande à connaître le rêve de l'échanson. Puis, sans hésiter, il l'interprète parfaitement. C'était une interprétation joyeuse. Ce qui suit nous éclaire sur la souffrance de Joseph : « Mais souviens-toi de moi quand tu seras dans la prospérité, et use, je te prie, de bonté envers moi, et fais mention de moi au Pharaon, et fais-moi sortir de cette maison ; car j’ai été volé du pays des Hébreux, et ici non plus je n’ai rien pour qu'on me mît dans la fosse ». C’est le seul passage de la Genèse où Joseph implore les autres de le secourir. Toute image du Christ est imparfaite comparée à la perfection du Sauveur. Il n’a jamais cherché délivrance par l’intermédiaire des mains des hommes. Mais, en tant que Fils de Dieu, face à la douleur de la croix, il s’est incliné en proie à l’agonie devant le Père, puis s’est relevé victorieux pour dire : « La coupe que mon Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18:11).
Lorsque l’échanson a repris sa place, il « ne se souvint pas de Joseph, et l’oublia ». Joseph a alors compris une fois de plus que, même quand tous l’ont oublié, le Seigneur, lui, ne l’a jamais oublié. Le temps de Dieu est parfait. Joseph allait découvrir que le lieu le plus bas, la maison de l'humiliation, était la porte d'entrée vers le lieu le plus élevé. N'oublions jamais l'amour souffrant du Sauveur qui nous a rachetés. Et que le Sauveur nous accorde la grâce de nous confier en lui au milieu des tempêtes que la foi affronte, de comprendre plus profondément ses voies parfaites et de ne jamais douter de sa présence.
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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