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« Ah, mon seigneur ! Ton âme est vivante, mon seigneur, je suis la femme qui se tenait ici près de toi, pour prier l'Éternel. J'ai prié pour cet enfant, et l'Éternel m'a accordé la demande je lui ai faite. Et aussi, moi je l'ai prêté à l'Éternel ; pour tous les jours de sa vie, il est prêté à l'Éternel » Et il se prosterna là devant l'Éternel (1 Samuel 1:26-28).
Cela a dû être un moment de grande joie pour Anne de donner naissance à Samuel et de l'allaiter chaque jour dans ses bras. Le lien qu'elle ressentait était si fort. Anne explique à son mari qu'elle allaitera Samuel « alors je le mènerai, afin qu'il paraisse devant l'Éternel et qu'il habite là pour toujours » (1 Samuel 1:22). C’est à ce moment précis que nous percevons la tendresse et la compréhension d’Elkana lorsqu’il dit : « Fais ce qui est bon à tes yeux, demeure jusqu'à ce que tu l’aies sevré ; seulement, que l’Éternel accomplisse sa parole » (v.23). Ce n’est pas le même Elkana qui avait dit : « Pourquoi ton cœur est-il chagrin ? Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils ? » (v.8). Les paroles d’Elkana sont les paroles d’un mari qui écoutait le cœur de sa femme, comprenait le sacrifice qu’elle faisait et qui se tenait à ses côtés pour la soutenir.
Lorsque le jour du sacrifice est arrivé et qu’Anne a amené Samuel à Éli, ce n'était pas un jour de tristesse et de séparation, mais d’une foi en Dieu d’une joie extraordinaire. Il semblait qu’elle confiait son fils unique à un souverain sacrificateur défaillant, à la tête d’une famille spirituellement et moralement corrompue. Mais il n’en était rien ; elle présentait son fils à l’Éternel et le remettait entre ses mains.
Quand Anne a prié pour Samuel, « elle avait l'amertume dans l'âme, et elle pria l’Éternel et pleura abondamment » (v.10). Elle répandait son âme devant l’Éternel (v.15). Après avoir confié Samuel aux bras d’Éli, Anne a prié de nouveau. Ce n’était pas une prière de tristesse, mais de bénédiction extraordinaire. Son cœur, si affligé, s'est réjoui : « Mon cœur s'égaie en l’Éternel ! » Elle n’était plus faible, mais forte en l’Éternel : « Ma corne (force) est élevée en l’Éternel ! » Peninna ne pouvait plus rabaisser Anne, car Dieu avait fait d’elle une mère.
La prière d’Anne est une prière d’adoration et un témoignage de la grandeur de Dieu : « Nul n’est saint comme l’Éternel, car il n’y en a point d’autre que toi ; et il n'y a pas de rocher comme notre Dieu » (1 Samuel 2:2). Elle présente le Seigneur comme « le Dieu de connaissance », qui scrute nos cœurs, abaissant les orgueilleux et élevant les humbles (v.4-9).
Anne termine sa prière de manière prophétique en se tournant vers l'avenir, au-delà du temps des juges, dont Samuel était le dernier, et même des rois qui succéderaient. Ses dernières paroles font référence au Roi des rois et Seigneur des seigneurs, Jésus Christ.
L’Éternel jugera les bouts de la terre. « Il donnera la force à son roi, et il élèvera la corne de son oint ».
Anne nous enseigne non seulement à demander avec foi, mais aussi à nous réjouir du sacrifice et à vivre en toute confiance en Dieu.
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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