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« Mais toi, ô homme de Dieu, fuis ces choses, et poursuis la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur d'esprit ; combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle, pour laquelle tu as été appelé et tu as fait la belle confession de foi devant beaucoup de témoins » (1 Timothée 6:11-12).
Après avoir présenté les attitudes pieuses parmi le peuple de Dieu dans la Maison de Dieu, Paul se tourne vers le monde du travail. Il commence par les serviteurs qui travaillent sous l’autorité de leurs maîtres. Il considère cette relation comme un témoignage important. Joseph est un exemple remarquable d’un homme qui, enlevé d’une vie privilégiée, était vendu comme esclave, puis devenu prisonnier. Dans les circonstances les plus injustes, il a excellé en tout ce qu’il entreprenait car, par-dessus tout, il servait Dieu. Dans Colossiens 3:17, il est écrit : « Et quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom du Seigneur Jésus, rendant grâces par lui à Dieu le Père ». Paul reconnaissait la dignité du travail et travaillait comme fabricant de tentes pour subvenir à ses propres besoins et à ceux des autres : « Vous savez vous-mêmes que ces mains ont été employées pour mes besoins et pour les personnes qui étaient avec moi. Je vous ai montré en toutes choses, qu'en travaillant ainsi il nous faut secourir les faibles » (Actes 20:34-35).
Je pense que si vous aviez serré la main de Paul, vous auriez senti la rudesse des mains d’un travailleur. Paul enseigne que la piété s’exprime par le travail et que la paresse est un ennemi dangereux (vv.3-5). Il met également en garde contre le mépris des chrétiens qui sont des employeurs. De même, les employeurs chrétiens doivent être justes et équitables. La piété ne se résume pas au gain matériel. Tout au long de l'histoire de la chrétienté, les hommes ont cherché à tirer profit des choses de Dieu, perdant de vue la simplicité et le caractère sacrificiel du service divin et, surtout, oubliant que la pauvreté du Christ était le moyen de notre salut (2 Corinthiens 8:9). L'apôtre compare le caractère improductif de l'avidité à la valeur spirituelle du contentement : « Or la piété avec le contentement est un grand gain » (v.6). Il souligne la futilité de l'amour de l'argent et des biens matériels : « Car nous n'avons rien apporté dans le monde, et il est évident que nous n'en pouvons rien emporter. Mais ayant la nourriture et de quoi nous couvrir, nous serons satisfaits. Or ceux qui veulent devenir riches tombent dans la tentation, et dans un piège, et dans plusieurs désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition ; car c'est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent » (vv.7-10).
Paul conclut en s’adressant à Timothée comme à un « homme de Dieu » qui doit se prémunir contre les dangers spirituels et rechercher les richesses de la justice, de la piété, de la foi, de l’amour, de la patience et de la douceur d'esprit. Il rappelle à Timothée de « combattre le bon combat de la foi », tout en jouissant de la vie éternelle et en confessant constamment le Christ dans un environnement de plus en plus hostile. Paul, à l’approche de la fin de sa vie, transmet le flambeau du témoignage fidèle à son véritable enfant dans la foi. Ainsi, il oriente Timothée vers la gloire du Christ et son apparition, « laquelle le bienheureux et le seul Souverain, le Roi de ceux qui règnent et le Seigneur de ceux qui dominent, montrera au temps propre, lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lequel aucun des hommes n’a vu, ni ne peut voir, auquel soit honneur et force éternelle ! Amen » (vv.15-16).
L’apôtre conclut en réitérant sa mise en garde contre la poursuite des richesses et en exhortant à être « riches en bonnes œuvres ». Son dernier message sincère à Timothée, était de garder la vérité de Dieu et à s’y attacher. Le meilleur rempart contre l’erreur est de proclamer Celui qui est « le chemin, et la vérité, et la vie ». Que nous puissions, par la grâce de Dieu, à l’exemple de Timothée, fuir ce qui nous met en danger, suivre ce qui nous profite (la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur d'esprit) et « combattre le bon combat de la foi » (v.11).
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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