33ème COMMUNAUTE EVANGELIQUE REGION SANKURU

33ème C.E.R.S

B.P. 1673 KANANGA

"Sur ce roc je bâtirai mon assemblée,..." Matthieu 16v18

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L'Emprisonnement de Pierre

« Or vers ce temps-là, le roi Hérode mit les mains sur quelques-uns de ceux de l'assemblée pour les maltraiter, et il fit mourir par l'épée Jacques, le frère de Jean. Et voyant que cela était agréable aux Juifs, il continua, en faisant prendre aussi Pierre ; or c'étaient les jours des pains sans levain ; et quand il l'eut fait prendre, il le mit en prison, et le livra à quatre bandes de quatre soldats chacune pour le garder, voulant, après la Pâque, le produire devant le peuple » (Actes 12:1-4).

Barnabas et Paul ont apporté un don d'Antioche, une Église fondée suite à la persécution des chrétiens à Jérusalem. C'était un temps de joie devant la grâce merveilleuse de Dieu. C'est à ce moment-là qu'Hérode choisit d'attaquer les apôtres. Ils n'avaient pas quitté Jérusalem, mais étaient restés fermes face à une persécution violente et à une famine dévastatrice. Il semble qu'Hérode ait cherché à affaiblir l'Église de Jérusalem et à freiner son essor remarquable. Il commence par exécuter Jacques. Jacques, avec son frère Jean et Pierre, avait été témoin de la transfiguration du Seigneur, de la résurrection de la jeune fille de Jaïrus et de l'agonie du Seigneur au jardin de Gethsémané. Il était le premier apôtre à subir le martyre et a rejoint silencieusement la présence du Seigneur. Dieu a établi des rois et des gouvernements pour protéger et veiller au bien-être de leurs sujets. Notre monde actuel est témoin de la tyrannie de tant de dirigeants qui, avides de pouvoir et de positionnement, massacrent des innocents, crimes que Dieu jugera en fin de compte.

Hérode a fait arrêter Pierre en vue de son exécution publique, à la même période de l’année que la crucifixion de Jésus. Pendant l'attente de la Pâque, « l'Église priait Dieu sans cesse pour lui ». La veille de son exécution, nous trouvons Pierre endormi, enchaîné entre deux soldats dans une prison bien gardée. Ces gardes ne symbolisent pas la force, mais la crainte que le Sauveur, qui a brisé les chaînes de la mort, ne libère Pierre. Une crainte fondée.

Luc met en lumière deux choses dans ce passage : la prière et la paix. Cela nous rappelle l’enseignement de Paul dans Philippiens 4:6-7 :

« Ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces, et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus ».

Hors de prison, l’Église était unie dans une prière fervente et constante. Comme nous le verrons, la délivrance de Pierre les surprendra. Mais leur prière unie, fervente et constante est un exemple à ne pas négliger. Il arrive que le peuple de Dieu se rassemble devant le Trône de la Grâce dans une prière intense, implorant précisément l’intervention de Dieu dans des circonstances particulières. Peut-être nous ne nous réunissons pas aussi souvent comme nous le devrions.

En prison, Pierre faisait l'expérience de cette paix : « La paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus ». Son cœur et ses pensées étaient protégés bien plus étroitement que par les soldats qui le gardaient en vue de son exécution. Il nous montre ainsi que Dieu permet nos captivités pour nous rapprocher de lui, pour nous faire expérimenter sa puissance protectrice et pour nous faire connaître, même dans les circonstances les plus difficiles, la merveille de sa paix promise.

« Tu garderas dans une paix parfaite l'esprit qui s'appuie sur toi, car il se confie en toi » (Ésaïe 26:3).

Gordon D Kell

145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)

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