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Et Philippe, ouvrant sa bouche et commençant par cette écriture, lui annonça Jésus (Actes 8:35).
La manière dont le peuple de Dieu s'est dispersé dans les régions de Judée et de la Samarie a un lien avec la parabole du Semeur. Dans cette parabole, la semence était dispersée et tombée sur diverses surfaces. Lors de la dispersion du peuple de Dieu dans les Actes 8, ils « allaient çà et là, annonçant la parole ». Il n’est nullement question de rejeter la parole de Dieu ; il n’est question que d’un accueil joyeux. La grande persécution, destinée à confiner et à détruire l’Église de Dieu, est devenue le moyen de son expansion et de sa bénédiction.
Outre le récit de la diffusion de la parole par les chrétiens sur un vaste territoire, Actes 8 relate également comment Philippe, sous la direction de Dieu, a témoigné dans une ville puis dans le désert. L’ami de Philippe, Étienne avait prêché avec force dans la ville de Jérusalem. Son merveilleux message avait été rejeté et il avait subi le martyre. Mais cela avait conduit Dieu à placer Philippe dans la ville de Samarie, où il « leur annonça le Christ ». Le résultat n'était pas le rejet. Au contraire, « les foules, d’un commun accord, étaient attentives aux choses que Philippe disait » et « il y eut une grande joie dans cette ville-là » (v.5, 8). C’était un exemple frappant de la façon dont « toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son propos » (Romains 8:28). Le chapitre 8 des Actes commence par ce qui semble être de la confusion, mais il s’agit en réalité d’une manifestation de la souveraineté de Dieu et de l’accomplissement de ses desseins.
Par la suite, Philippe est divinement dirigé : « Lève-toi et va vers le midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, lequel est un désert » (v.26). En véritable serviteur, il ne remet pas en question la volonté de Dieu, mais répond immédiatement à cet appel. En conséquence, il était conduit vers « un Éthiopien, un eunuque, homme puissant à la cour de Candace, reine des Éthiopiens, intendant de tous ses trésors ». Mais plus important encore, cet homme adorait Dieu. Dieu avait déjà agi souverainement dans son cœur avant même que Philippe ne le rencontre. De retour de Jérusalem, il était absorbé par la Parole de Dieu. En plus, il lisait à haute voix le prophète Esaïe lorsque Philippe l'a abordé et lui a demandé : « Comprends-tu ce que tu lis ? » Malgré son rang et son autorité, il lisait la Parole de Dieu avec un cœur humble et en quête de vérité. Un cœur, comme celui de Lydie dans les Actes 16, prêt à s'ouvrir. Alors qu'il lisait le passage sur Jésus, comme Agneau de Dieu, il a demandé à Philippe de qui le prophète parlait : de lui-même ou de quelqu'un d'autre ? Philippe utilise l'Écriture pour amener cet homme à Christ, puis le baptise avant qu'il ne reprenne son chemin, le cœur joyeux.
Dans Luc 4, lorsque Jésus, au début de son ministère, lisait du livre d'Esaïe à la synagogue de Nazareth, ses auditeurs ont tenté de le précipiter du haut d'une colline. Lorsque Philippe a parlé de Jésus, à partir du livre d'Esaïe, à un homme venu d'un pays lointain, celui-ci était sauvé et rempli de joie. Le Sauveur n'avait pas seulement retrouvé une brebis perdue, mais il avait commencé à accomplir sa glorieuse promesse de répandre l'Évangile depuis Jérusalem, la Judée, la Samarie et jusqu'au bout de la terre (Actes 1:8). Dieu ne nous révèle pas avec une grande autorité les fruits du témoignage de l'eunuque Éthiopien. Mais nous pouvons être certains qu'il a porté du fruit. Et nous pouvons être encouragés par lui à aborder les Écritures avec un cœur humble et scrutateur, et à apprendre de Philippe à être guidés dans les voies de Dieu.
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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