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Ceux donc qui avaient été dispersés allaient çà et là, annonçant la parole (Actes 8:4).
Après la mort d’Étienne, Saul de Tarse a mené une « grande persécution » contre l’Église de Jérusalem. Les chrétiens étaient ainsi dispersés dans toute la Judée et la Samarie, tandis que les apôtres sont restés en ville. Pour un observateur extérieur, cela devait donner l’impression que l’œuvre extraordinaire de Dieu dans la ville avait pris fin. Je me demande combien d’apôtres, durant cette période sombre, se sont souvenus des paroles que le Seigneur leur avait adressées avant de retourner au ciel: « Mais vous recevrez de la puissance, le Saint Esprit venant sur vous ; et vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre » (Actes 1:8). La grande persécution n'a pas marqué la fin de l'Église, mais la manifestation suivante et extraordinaire de la promesse faite par Jésus à Césarée de Philippe : « Je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle » (Matthieu 16:18).
Les apôtres sont restés à Jérusalem, affrontant la persécution sans peur et protégés du danger. Au même moment, des chrétiens ordinaires étaient dispersés en Judée et en Samarie et « allaient çà et là, annonçant la parole » (Actes 8:4). Parmi eux se trouvait Philippe, un ami d'Étienne. Le chagrin causé par la perte de son ami et collaborateur n'a altéré en rien la ferveur qu'il mettait au service du Seigneur ; au contraire, il l'a vivifiée, car « Philippe étant descendu dans une ville de la Samarie, leur prêcha le Christ ». Dieu, dans sa souveraineté, s'est servi de cette grande persécution, destinée à détruire l'Église, pour manifester glorieusement la grandeur de l'Évangile de Jésus Christ. Toute la Samarie, où le Seigneur avait œuvré dans le cœur d'une femme solitaire et perdue (Jean 4), est devenue le foyer de grande bénédiction, car des multitudes se sont tournées vers le Christ et une joie immense a rempli la ville.
Les événements du début du chapitre 8 des Actes ont beaucoup à nous enseigner sur la grâce de Dieu. La mort d'Étienne était un coup dur pour le peuple de Dieu. Mais son œuvre durant sa vie et la manifestation des traits du Christ dans sa mort ont préparé puissamment le terrain pour la promesse du Sauveur de bâtir son Église de la manière la plus remarquable. Cela impliquait de grandes perturbations dans la vie des croyants fidèles, mais cela n'a pas ébranlé leur foi. Au contraire, ils sont devenus les instruments par lesquels l'Évangile de la grâce de Dieu a rayonné au-delà des frontières de Jérusalem, jusqu'au « bout de la terre ».
Ainsi, les événements nous enseignent que Dieu, dans sa souveraineté, permet les bouleversements dans nos vies pour révéler son Fils en nous. Les chrétiens persécutés à Jérusalem n'étaient pas paralysés par des questions telles que : « Pourquoi cela arrive-t-il ? » « Que fait Dieu ? ». Cela ne signifiait pas qu'ils ne ressentaient pas la tristesse et la douleur de ce qui se passait. Mais ils n'étaient pas paralysés par la peur et l'incertitude. Au contraire, ils ont persévéré dans une foi vivante et, au lieu de dissimuler leur confiance en Christ, ils l'ont partagée sans crainte. Ce n'était pas une armée en retraite ; c'était une invasion à laquelle les « portes du hadès » n'ont pu résister. Cela a démontré la puissance de Dieu dans la vie de croyants ordinaires éprouvés dans le creuset de la persécution et des bouleversements. Ils ont marché avec Dieu et ils ont témoigné de son Fils, révélant la force de Dieu à travers leurs souffrances. Que Dieu nous accorde la même grâce dans des moments difficiles et les périodes de bouleversements.
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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