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« Et il (Naaman) descendit, et se plongea sept fois dans le Jourdain, selon la parole de l'homme de Dieu ; et sa chair redevint comme la chair d'un jeune garçon, et il fut pur »
(2 Rois 5:14).
Je ne peux pas me rappeler combien de fois j'ai parlé de la guérison de Naaman. C'est l'une des plus belles illustrations de la foi et du salut dans l'Ancien Testament. Ça s'est passé au temps de guerre et de haine entre les nations. Ça s'est transmis à travers la tragédie personnelle de deux personnes que tout oppose : un Général Syrien puissant, charismatique et couronné de succès, et une jeune fille Juive anonyme ; deux personnes qui avaient un point commun : l'esclavage. Naaman était esclave de la lèpre, contre laquelle aucun de ses accomplissements ne pouvait le protéger. Naaman avait tout ce que le monde pouvait offrir, mais il était lépreux, condamné à mort. La jeune fille, sans défense, était arrachée à sa famille et séparée du peuple de Dieu pour devenir esclave dans une nation qui la haïssait.
L'histoire de Naaman illustre la souveraineté de Dieu et sa foi profonde à travers une jeune fille qui aurait eu toutes les raisons de mépriser et de se réjouir de la maladie incurable de Naaman. Mais au lieu de cela, elle accepte son sort, prend en pitié son maître et témoigne avec une confiance absolue au sujet d'Élisée et de la puissance de Dieu, pour faire ce qui n'a jamais été fait avant. Elle est témoin de la scène sans attendre de récompense, animée par le seul désir désintéressé de voir la bénédiction de celui qui ne lui avait fait que du mal. Dieu a agi à travers la jeune fille lorsqu'elle s'est adressée à la femme de Naaman. Il est étonnant que la femme de Naaman ait écouté sa jeune servante affirmer des choses si audacieuses et inouïes, et qu'elle l'ait crue. Dieu agissait dans son cœur, et elle en a parlé à son mari. Dieu a alors agi dans le cœur de Naaman. C'était un homme des plus pragmatiques et directs, peu enclin à croire ce qui paraissait absurde, mais il a écouté et a rapporté le message de l'enfant à son Roi. Ces deux hommes étaient habitués au danger et à la mort, et ne fondaient pas leurs espoirs sur les paroles des enfants, mais Dieu agit aussi dans le cœur du roi de Syrie. Il croit ce qu'on lui dit, écrit au roi d'Israël et envoie Naaman le rencontrer. La différence entre le roi d'Israël et son jeune sujet exilé est profonde. C'est la comparaison entre l'incrédulité désespérée et une foi fructueuse. Mais alors, Élisée, l'homme de Dieu, reconnaissant l'œuvre divine, répond par une invitation chaleureuse : « Qu'il vienne, je te prie, vers moi, et il saura qu'il y a un prophète en Israël ».
Naaman se rend fièrement chez Élisée, s'attendant à être au centre de l'attention. Mais Naaman n'a vu Élisée qu'après sa guérison. Il a dû répondre avec foi à un autre messager humble et anonyme, qui lui dit : « Va, et lave-toi sept fois dans le Jourdain, et ta chair redeviendra saine, et tu seras pur ». L’orgueil est le plus grand danger pour nos âmes, avant et après notre rencontre avec le Christ. La fureur de Naaman l’aurait privé du salut. Il serait rentré chez lui et serait mort lépreux. Mais ce sont d’autres serviteurs qui, par la grâce de Dieu, lui ont sauvé la vie par une douce persuasion. « Mon père, si le prophète t'eût dit quelque grande chose, ne l'eusses-tu pas faite ? Combien plus, quand il t'a dit : “Lave-toi, et tu seras pur” ? » Alors, Naaman a obéi avec foi et s'est lavé. « Sa chair redevint comme celle d’un jeune garçon, et il fut pur ».
Dans l’amertume des conflits de l’Ancien Testament, nous voyons l’amour de Dieu pour ses ennemis, la victoire sur la souffrance, la foi en l’impossible, la sollicitude pour les perdus, la foi en la parole d’un Sauveur invisible et la puissance du salut. Dieu aimait Naaman et, dans sa souveraineté, il a œuvré pour le conduire au salut. Dieu ne s'est pas contenté de guérir une personne dans le plus grand besoin, mais il nous a enseigné aussi la puissance d’une foi simple, désintéressée, humble, confiante et victorieuse en Dieu, même dans les circonstances les plus difficiles.
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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