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« Voici l'habitation de Dieu est avec les hommes, et il habitera avec eux ; et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées » (Apocalypse 21:3-4).
Plus tôt cette année, lors d’un voyage en Inde, nous avons appris le décès soudain d’un cher frère dans un village proche de là où nous habitions. Nous nous sommes rendus au village pour présenter nos condoléances à la famille du défunt et aux membres de la communauté. Il faisait chaud, et beaucoup de gens étaient rassemblés autour du cercueil ouvert de cet époux, père, grand-père, frère et ami bien-aimé. Pendant que nous attendions, on nous a demandé de prendre la parole avant de nous rendre immédiatement à la tombe et de confier le corps de notre frère au Seigneur, dans l’espérance certaine de la résurrection. C'était une expérience bouleversante de me tenir près du corps d'un saint homme de Dieu, que je n'ai jamais connu de son vivant, mais dont je me sentais si proche après sa mort. La mort nous sépare, pourtant, pour ceux qui appartiennent au Christ, à ce moment précis du départ, nous ressentons profondément notre proximité avec ceux que nous aimons et nous nous attachons au Sauveur qui est la « Résurrection et la Vie ».
J'ai lu et commenté trois passages des Écritures. Le premier était Luc 4, où nous lisons, le Seigneur venir guérir ceux qui ont le cœur brisé : « Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé » (v.18, version LS). Le second était Jean 11, pour y voir l'amour du Seigneur pour son ami défunt, Lazare, ses sœurs au cœur brisé, Marthe et Marie, et pour témoigner les larmes de douleur du Seigneur. « Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare… Jésus pleura. Les Juifs donc dirent : « Voyez comme il l'affectionnait ! » » (v.5, 35-36). Le dernier passage des Écritures était 1 Thessaloniciens 4, où Paul console ceux qui ont le cœur brisé en leur promettant la fin de la séparation : « Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc l'un l'autre par ces paroles » (vv.17-18).
Quand Jacob a cru que Joseph était mort, « il refusa d’être consolé » (Genèse 37:35). Il ressentait le désespoir de perdre quelqu’un dont il ne pouvait supporter la séparation, et aucune parole ni action ne pouvait apaiser sa douleur. L’amour de Dieu ne nous exempte pas des larmes, de la mort, du chagrin, des cris ou de la douleur qui font partie de notre monde. Pourquoi sommes-nous tristes et en deuil ? Parce que nous aimons. Notre chagrin témoigne combien profond est cet amour.
Le jour viendra où nous serons rassemblés en une seule et même grande assemblée pour être à jamais avec le Seigneur qui nous aime. Un jour, Dieu fera disparaître les larmes, la mort, le chagrin, les cris et la douleur. Dieu « fera toutes choses nouvelles » (Apocalypse 21:5). Mais ce jour n’est pas encore arrivé. Aujourd'hui, Jésus ressent et partage notre cœur brisé. La douleur que nous éprouvons témoigne d'un amour plus fort que la mort. L'amour souffre profondément, mais il n'est pas vaincu par les eaux pénibles que nous traversons. L'amour du Christ ne faillit jamais. « Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni principautés, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature, ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Romains 8:38-39). C'est un amour qui guérit. Le réconfort de Dieu initie et achève le processus de guérison. La douleur de certaines blessures ne disparaît jamais avec le temps, mais disparaîtra dans l'éternité. Notre expérience de cette douleur et le réconfort de Dieu dans une telle détresse nous permettent de devenir des consolateurs, « afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés de Dieu » (2 Corinthiens 1:4).
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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