33ème COMMUNAUTE EVANGELIQUE REGION SANKURU

33ème C.E.R.S

B.P. 1673 KANANGA

"Sur ce roc je bâtirai mon assemblée,..." Matthieu 16v18

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L'Appréciation de l’amour du Christ

Le Christ a aussi souffert une fois pour toutes pour les péchés, lui le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu (1 Pierre 3:18).

À Césarée de Philippe, Pierre a confessé que Jésus était « le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16:16). Ensuite, le Sauveur a expliqué qu’il allait mourir et allait ressusciter. En réponse, Pierre a pris le Seigneur à part et l'a réprimandé, disant : « Seigneur, Dieu t'en préserve, cela ne t’arrivera point ! » (v.22). Le Seigneur a dû lui dire : « Va arrière de moi, Satan ! ». Rien n’indique que Pierre ait pris à cœur la réprimande du Seigneur. Il était avec Jacques et Jean sur la Montagne de la Transfiguration et avait entendu Moïse et Élie parler avec le Seigneur de sa mort, qu’il allait accomplir à Jérusalem. Mais Pierre n’a pas écouté. Il avait entendu le Seigneur se présenter comme le Bon Berger laissant sa vie pour ses brebis. Pourtant, dans l’Évangile de Jean, chapitre 13, il déclare au Seigneur : « Je laisserai ma vie pour toi » (v.37). Nous connaissons l’amertume que cette confiance en soi a engendrée et la grâce merveilleuse qui l’a surmontée.

Lorsque nous lisons sa première lettre, Pierre évoque constamment l’amour souffrant du Christ. Dès le premier chapitre il explique comment l’Esprit de Dieu a guidé les prophètes de l’Ancien Testament à relater les souffrances du Christ et la gloire qui allait suivre (1 Pierre 1:11). Il écrit comme un homme qui a compris la profondeur de l’amour que le Seigneur lui portait. L’Ancien Testament a beaucoup à nous apprendre à travers ses images et ses prophéties sur l’amour souffrant du Christ.

C’est la compréhension personnelle par Pierre de l’amour patient et souffrant du Christ qui l’a conduit à écrire au sujet de son Sauveur, au deuxième chapitre de sa lettre : « Lorsqu'on l'outrageait, ne rendait pas d'outrage; quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pierre 2:23). C’est alors même que Jésus était injurié qu’il s'est tourné vers Pierre avec amour (Luc 22:61).

Au chapitre trois, l’apôtre écrit : « aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour des injustes, afin qu'il nous amenât à Dieu ». Pierre a vu le Sauveur blessé pour nos transgressions et meurtri pour nos iniquités (Ésaïe 53:5). Les mots « pour nous amener à Dieu » traduisent la conscience qu’avait Pierre de combien il était loin de Dieu et de combien il a été rapproché. Le Seigneur avait dit à Pierre que « l’esprit est prompt, mais la chair est faible » lorsqu’il avait manqué à sa vigilance et s’était endormi à Gethsémané (Matthieu 26:41). Pourtant, lorsqu’il écrivait sa lettre, il était pleinement et constamment éveillé et conscient de la merveille de l’amour souffrant du Christ. Au chapitre quatre, Pierre écrit : « Christ donc ayant souffert pour nous dans sa chair » (1 Pierre 4:1). Le Seigneur s’est fait homme pour mourir pour nous. C’est en tant que l'homme Christ Jésus (1 Timothée 2:5) qu’il a accompli la grande œuvre du salut.

Pierre se souvenait de l’humanité du Sauveur lorsqu’il s’était endormi dans la barque, puis s’était levé pour manifester sa divinité en apaisant la tempête. Il se souvenait de ses larmes au tombeau de Lazare et de la manière dont il s’était révélé comme « la Résurrection et la Vie » en ramenant son ami à la vie.

Enfin, au chapitre 5, Pierre écrit aux anciens en se déclarant « ancien comme eux, témoin des souffrances du Christ, et ayant part à la gloire qui va être révélée » (v.1). Pierre a personnellement été témoin de l’amour souffrant du Christ ; il a été restauré par le Sauveur ressuscité et il a vu le Seigneur retourner au ciel dans la gloire. Comme un vieil homme, la réalité de l’amour souffrant du Christ ne s’était pas estompée. Elle avait rayonné davantage dans son cœur et dans sa vie. Au chapitre 1, il se réjouissait avec les autres chrétiens qui n’avaient jamais vu le Seigneur, mais qui croyaient en lui et se réjouissaient « d’une joie ineffable et glorieuse » (v.8). Il conclut le chapitre 5 par ces paroles : « À lui la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen » (v.11). Puisse nos cœurs déborder à nouveau de louanges reconnaissantes en nous souvenant de l’amour souffrant de notre Sauveur.

Gordon D Kell

145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)

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