Les éléments de menu en rouge contiennent des informations récemment mises à jour.
Et il dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne devant l’Éternel ». Et voici, l’Éternel passa, et devant l’Éternel un grand vent impétueux déchirait les montagnes et brisait les rochers : l’Éternel n’était pas dans le vent. Et après le vent, un tremblement de terre : l’Éternel n’était pas dans le tremblement de terre. Et après le tremblement de terre, du feu : l’Éternel n’était pas dans le feu. Et après le feu, une voix douce, subtile. (1 Rois 19:11-12).
Je me souviens d’une visite au Mont Carmel, d’où je contemplais Haïfa, où mon père était en poste pendant son service militaire, et au-delà, la magnifique mer Méditerranée. Mes pensées se sont tournées vers le jour où Élie, seul, avait affronté 450 sacrificateurs de Baal pour prouver la grandeur de Dieu et appeler son peuple à sortir de l’idolâtrie et à servir le Dieu vivant. Les prophètes de Baal ont prouvé qu’ils suivaient une idole sans vie. Élie a construit alors un autel, y a placé un taureau de sacrifice et a fait verser de l'eau sur le sacrifice et l'autel. Il avait prié Dieu de parler à son peuple. La réponse immédiate de Dieu était d'envoyer le feu du ciel pour consumer le sacrifice, l'autel et tout ce qui s'y trouvait. Le peuple est tombé face contre terre en criant : « L'Éternel, c'est lui qui est Dieu ! L'Éternel, c'est lui qui est Dieu ! » (1 Rois 18:39). C'était un jour glorieux et victorieux, rendu encore plus glorieux par les fortes pluies qui se sont suivies, en réponse à la prière d'Élie.
Mais ce jour merveilleux a pris fin lorsque le grand prophète a fui Jézabel, une reine vengeresse. Élie est passé de vainqueur à victime en une vitesse stupéfiante. Désespéré, Dieu l'a conduit en sa présence, non pas sur le Mont Carmel, mais dans une grotte du Mont Horeb, la montagne de Dieu. Là, il était témoin d'un vent violent, d'un tremblement de terre et d'un feu. Élie était bien familier de toutes ces manifestations de la puissance de Dieu, mais Dieu n'y était pas présent. Au lieu de cela, Dieu a parlé à Élie d'une voix douce et légère, un murmure délicat. Cette voix a attiré Élie, vaincu et défaillant, dans la présence de Dieu, où il était restauré et fortifié pour poursuivre son service. Dieu lui a révélé qu'il n'était pas seul dans sa fidélité. Dieu avait sept mille personnes qui, dans une foi paisible, ne s'étaient jamais prosternées devant Baal.
C'est une expérience amer de constater sa faiblesse spirituelle après avoir servi Dieu avec fructuosité. Mais c'est dans l'échec et la tentation d'abandonner que Dieu prouve sa fidélité. Il n'abandonne pas : « Je ne te laisserai point et je ne t'abandonnerai point » (Hébreux 13:5). Il le fait dans le silence gracieux d'une voix qu'il nous faut écouter attentivement pour entendre. Élie s'est tourné vers lui-même : « Je suis seul resté ». Dans son désespoir, il gardait confiance en qui il était. C'est un problème courant, non seulement face à l'échec personnel, mais aussi lorsqu'on cède à l'autosatisfaction, qui a causé d'innombrables dégâts en semant la discorde entre les membres du peuple de Dieu, ce sentiment d'être resté seul.
Nous ne sommes pas seuls. Dieu le Père est notre Vigneron, agissant dans nos vies pour nous rendre fructueux ; Dieu le Fils vit pour nous ; Dieu le Saint Esprit est en nous et avec nous ; et nous sommes membres du Troupeau de Dieu, sous le regard constant du Bon Berger.
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
Notre Site Web copyright© cers. Tous droit réservés.