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Car c’est le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît, qui a relui dans nos cœurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu sur la face de Christ
(2 Corinthiens 4:6).
Vers la fin du chapitre 52 d’Esaïe, le prophète présente le Sauveur comme celui dont le visage était « défait plus que celui d'aucun homme » (Esaïe 52:14). Il retrace ensuite l’amour souffrant du Christ. Des centaines d’années avant la naissance, la vie, la mort, la résurrection et l’ascension de Jésus, le prophète nous révèle l’amour de Dieu en la personne de son Fils. Il le fait dans un contexte de rejet : « Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l'Eternel a-t-il été révélé ? » (v.1). Au milieu d’une nation stérile, Jésus apparaît dans toute la tendresse et l’humilité de la grâce. « Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine sortant d’une terre aride » (v.2). Lorsque Dieu le Père a déclaré : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3:17), il exprimait sa joie en son Fils devant une nation qui ne voyait en Jésus « ni forme, ni éclat », « il n'y a point d'apparence en lui pour nous le faire désirer » (v.2). Seul Jean-Baptiste a perçu la grandeur de l’Agneau de Dieu venu ôter le péché du monde (Jean 1:29). Les spectateurs voyaient un charpentier sans instruction, fils de charpentier. Il était « méprisé et rejeté des hommes ». Il était aussi « l’Homme de douleurs », qui a connu nos souffrances et nos douleurs et les a portées : « Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ». Il fut rejeté par les hommes et jugé par Dieu : « Nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé » (v.4).
Ésaïe explique le Sauveur : « Il était blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris ». Nous remplaçons parfois le mot « notre » par le mot « mon ». C’est mon égarement, mon injustice et ma méchanceté, bref, mon péché, qu’il a porté. « Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous » (vv.5-6).
La grâce majestueuse et puissante du Christ, en tant qu’Agneau de Dieu, s’est exprimée en silence : « Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » (v.7). Il a pris la place du méchant Barabbas, un brigand : « Il aura été compté parmi les transgresseurs » (v.12). Ce faisant, son amour s'est étendu au pauvre brigand repentant et au riche Joseph d'Arimathée (Matthieu 27:57) : « Mais il a été avec le riche dans sa mort » (v.9). Selon la volonté de Dieu, il « aura livré son âme à la mort » (v.12). En tant qu'unique Médiateur, l'homme Christ Jésus (1 Timothée 2:5), il s'est sacrifié pour nous. « Mais celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis à perpétuité à la droite de Dieu » (Hébreux 10:12).
Aujourd'hui, par la foi, nous ne levons pas les yeux vers la gloire pour y voir un visage défait, mais nous contemplons le visage glorieux de notre Rédempteur qui a souffert pour nous toutes les ténèbres et l'abîme du Calvaire, pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu sur la face visage de Christ » (2 Corinthiens 4:6). Nous agissons ainsi dans l’attente du jour où nous verrons sa face et serons transformés à son image (1 Corinthiens 15:49).
Gordon D Kell
145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)
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