33ème COMMUNAUTE EVANGELIQUE REGION SANKURU

33ème C.E.R.S

B.P. 1673 KANANGA

"Sur ce roc je bâtirai mon assemblée,..." Matthieu 16v18

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Regardant Jésus Qui Marchait

Jean 1:36

Je souhaite utiliser ces mots comme point de départ de notre méditation cet après-midi. Dans cette page simple de l'Évangile de Jean, une vérité profonde est présentée en peu de mots. Mon idée est de regarder Jésus qui marchait. Cette idée m'a été inspirée par un verset d'un long poème que j'ai souvent apprécié ; j'ignore l'auteur.

Médite, mon âme, sur ce paysage merveilleux ;
Attarde-toi sur ces mouvements si infimes en apparence.
Voies-les déployer la gloire de Jésus,
Atteignant leur apogée en Dieu tout en tout.

Je voudrais m'attarder sur ces mouvements si infimes en apparence et les voir déployer la gloire de Jésus.

Après Marie et Joseph, les premiers à avoir vu le Seigneur étaient les bergers. Pour eux, l'enfant était une vision extraordinaire, mais la promesse de paix sur terre ne pouvait se réaliser tant que le péché n'était pas ôté. Après l'incident du temple à l'âge de douze ans, je crois que le premier acte du Seigneur dont l'humanité ait été témoin était sa venue à Jean Baptiste, à qui il a été révélé qu'il était l'Agneau de Dieu, celui qui ôtera le péché du monde. Des paroles simples, mais d'une grande profondeur. Tout autre homme a contribué au péché du monde, mais lui seul l’ôterait entièrement. Nul autre ne pouvait effacer les conséquences d'un seul péché ; mais lui seul pouvait l'ôter dans sa totalité. Notre cœur et notre esprit ne peuvent saisir l'ampleur de cette tâche, mais nous nous réjouissons qu'il ait effacé nos péchés par son propre sacrifice. C'est comme l'Agneau de Dieu que nous apprenons à le connaître.

Certaines âmes s'arrêteraient là, leurs péchés pardonnés, sans voir plus loin. Mais le lendemain, Jean le revoit, comme le verset que j'ai lu. Jean est fils du sacrificateur ; son regard est exercé à déceler le moindre défaut dans un potentiel sacrifice. Il n'y a aucune irrégularité dans la marche ; la parole de Dieu était cachée dans son cœur et l'équilibre entre grâce et vérité, miséricorde et justice, doctrine et manière de vivre est parfait. Avant même d'enseigner, il exprimait parfaitement la vérité, qu'il expliquait ensuite. Sa vie était si rayonnante que d'autres étaient attirés par lui, désirant mieux le connaître. N'était-ce pas le désir de Paul : « Le connaître ? » Ainsi, leur appréciation de lui s'est approfondie ; ils voyaient en lui un maître, le Messie, et bien plus encore, comme nous le verrons dans l'Évangile. Parmi eux, il y avait André, et je suis certain que l'autre était Jean, qui a relaté les événements que nous allons examiner : les choses qu'il a entendues, vues et contemplées.

Le lendemain, le Seigneur Jésus s'en va et marche dans Galilée, et c'est le tour de Philippe, qui annonce à Nathanaël : « Nous l'avons trouvé, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth ». Cela suggère-t-il qu'ils connaissaient déjà l'homme, Jésus de Nazareth, mais qu'après l'avoir rencontré, ils réalisent qu'il est celui dont Moïse et les prophètes ont parlé, celui qui accomplirait ces prophéties ? Ils perçoivent son humanité, mais il leur est révélé comme le Fils de Dieu et le Roi d'Israël.

Au chapitre 4, nous trouvons le récit du puits de Sichar. Notre Seigneur a marché si longtemps sous la chaleur accablante qu'il est épuisé par le voyage, et nous voyons alors son humanité, rendu semblable à ses frères. Il est touché par nos faiblesses car il les a éprouvées lui aussi; tenté en tout point comme nous, mais sans péché, il est capable de secourir ceux qui sont tentés. La femme le voit ainsi, seul, las et si assoiffé que lui, un Juif, lui demande à boire, à elle, une Samaritaine. Lorsqu'il lui offre de l'eau vive, cela lui paraît incompréhensible, impossible. Elle tire l'attention à son incapacité: « Tu n'as rien pour puiser ». Pourtant, au fil de l'entretien, lorsqu'il parle du Dieu généreux, elle se dit qu'il pourrait être un prophète ; certains prophètes étaient pauvres. Puis, elle demande peut-être avec une pointe d’incrédulité, « Es-tu plus grand que notre père Jacob ? » Est-il possible qu'un homme soit plus grand que Jacob ? Plus tard, tous ses doutes, toutes ses questions s'évanouissent ; son cœur est sans équivoque, elle est heureuse que son témoignage soit mis à l'épreuve par tous. « Venez, voyez un homme, celui-ci n'est-il point le Christ ? » Celui dont elle dit : « Tu n'as rien » devient « le Sauveur du monde ». Comme la gloire de Jésus s'est rapidement accrue à son estimation ! La mention de Joseph dans ce récit pourrait sembler anodine, mais elle ne l'est pas. Lorsqu'il était relâché de la prison, le pharaon lui a donné le nom de Tsaphnath-Pahnéakh, qui a une triple signification : soutien de la vie, révélateur des secrets et Sauveur du monde. N'est-ce pas là ce que la femme a trouvé en Jésus : l'eau vive, la révélation de son péché et un Sauveur pour tous ?

Au chapitre 5, Jésus se rend à Jérusalem et entre par la porte des Brebis. Il y rencontre un homme qui est là depuis trente-huit ans. Cet homme ne peut regarder Jésus ; ses yeux sont rivés sur le réservoir d'eau, attendant le mouvement de l'eau. Bien sûr, c'est du temps perdu, trente-huit années gâchées ! Pourquoi ? Si l'eau bougeait, il ne pourrait pas y entrer, car personne ne l'aiderait. Nombreux étaient ceux qui, impuissants, se trouvaient dans la même situation. Quelle triste image ! Pourtant, beaucoup de chrétiens attendent un réveil, un mouvement, un homme qui les relèvera et leur permettra de jouir des bénédictions comme autrefois. Sommes-nous comme eux ? Tournez vos yeux vers Jésus ; il se tient à la porte et il frappe. Ouvrez la porte, il entrera et soupera avec vous. Lorsque cet homme a écouté la voix de Jésus, il a connu un réveil instantané. D'autres sont restés dans leur état inchangé, mais lui a goûté à la vie et à la puissance. Pourquoi une telle différence ? Parce qu'il a regardé Jésus et a obéi à sa parole. La léthargie qui règne à Laodicée nous entoure, mais nous pouvons goûter par nous-mêmes à la joie de la communion avec le Seigneur. Il embrasera nos cœurs lorsqu'il parle avec nous.

Au chapitre 6, notre Seigneur marche sur l'eau. Quelle leçon pouvons-nous en tirer ? Les disciples venaient de voir le Seigneur multiplier les pains et les poissons. Il leur avait demandé de nourrir cinq mille personnes. Ils avaient répondu que c'était impossible, qu'ils ne pouvaient pas y parvenir. Après le miracle, ils ont distribué pourtant la nourriture à la foule. Le Seigneur est monté alors sur la montagne pour prier, et ils sont descendus vers la mer, avec l'intention de traverser jusqu'à Capharnaüm. C'était une chose qu'ils pouvaient faire, ils l'avaient déjà fait ; certains d'entre eux étaient des marins aguerris. Pourtant, ils ont lutté dans la tempête et n'ont pas fait assez de progrès. La leçon est sans doute celle qu'il a enseignée au chapitre 15 : « Sans moi, vous ne pouvez rien faire ». Sans lui, nous pourrions avoir du mal à accomplir des tâches familières, des tâches courantes que nous croyons faciles, les ayant déjà faits, mais nous n'avancerions guère. Lorsqu'il monte dans la nacelle, ils atteignent la terre ferme. Il peut apaiser la tempête ; il peut lever tous les obstacles et les entraves. Paul dit : « Je puis toutes choses en Christ qui me fortifie, même l’impossible ».

Dans Jean 7, nous lisons qu’il marchait en Galilée. Ses frères voulaient qu’il aille à Jérusalem se montrer, mais son heure n’était pas encore venue. Le peuple voulait le faire roi, mais il refusait de prendre le royaume de la part des hommes. Il attendait patiemment le moment fixé par Dieu. Plus tard, il s'est rendu à Jérusalem, mais il n'était pas reconnu, bien que ses paroles témoignent auprès de ceux qui avaient des yeux pour voir. Dans ces paroles, nous voyons la soumission totale de notre Seigneur au Père. Sa marche n’était pas une errance sans but, ni le fruit de sa propre volonté, ni de celle des hommes, mais celle du Père : « Je fais toujours ce qui plaît au Père ».

Dans Jean 10, il se promène dans le temple, au portique de Salomon. Malgré tous les troubles, l'idolâtrie et la destruction décrits dans la dernière partie de l'Ancien Testament, il restait quelque chose : le portique de Salomon. Je voudrais attirer l'attention sur ses paroles ici. Parlant de ses brebis, il dit : « Je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main ». « À travers le temps, avec tous ses changements et toutes les souffrances qu'il engendre, que ceci soutienne chaque cœur défaillant : tu es notre sanctuaire ». Nous constatons aujourd'hui beaucoup de changements dans ce monde, mais quels que soient ces changements, quelles que soient les épreuves et les difficultés que nous sommes appelés à affronter personnellement, notre salut est assuré, rien ne peut y changer quoi que ce soit. Puisse ces paroles garder nos cœurs en paix.

Au chapitre 11, nous voyons comme il s'approche du tombeau et nous le voyons pleurer. Les deux sœurs disent la même chose : « Seigneur, si tu eusses été ici mon frère ne serait pas mort ». Pourquoi a-t-il tardé, après avoir attendu deux jours ? Combien de fois avons-nous pensé la même chose devant une tombe ! Si le Seigneur était venu, nous n'aurions pas connu la douleur et le deuil. Je crois que le Seigneur désire ardemment que nous le connaissions mieux. Marthe et Marie savaient qu'il pouvait guérir Lazare ; c'est pourquoi elles l'ont fait appeler. Elles devaient comprendre qu'il est aussi la résurrection et la vie, « le Fils de Dieu en puissance, selon l'Esprit de sainteté, par la résurrection des morts ». Voilà pourquoi il a attendu, mais pourquoi a-t-il pleuré alors ? Le Seigneur savait que cette maladie était pour la gloire de Dieu ; ses larmes étaient sincères. Je pense qu'il les a acceptées, et nous aussi, nous ressentons la précieuse compassion de son cœur, qui nous réconforte dans notre plus grande douleur, avant que nous ne voyions se manifester l'immensité de sa puissance lorsqu'il nous appellera tous à lui.

Quelques mots sur Jean 19 ; un passage qui touchera à jamais nos cœurs lorsque nous y regardons. Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d'épines et le vêtement de pourpre. Pilate dit : « Voici l'homme ». Trahi par un disciple, renié par un autre, abandonné de tous, arrêté injustement, faussement accusé, condamné avec malice, flagellé et battu, il est maintenant conduit à la mort : « Il sortit portant sa croix, et s'en alla au lieu appelé lieu du Crâne ». Nous y voyons sa gloire de Fils de l'homme, venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour plusieurs. Le prix est infini, mais il dit : « Maintenant le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui ». Je pense que nous y voyons aussi sa patience, son amour inconditionnel, sa persévérance et son dévouement envers son Père, envers chacun de nous et envers l'Église, son épouse. Nous y voyons également l'amour de Dieu qui « a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique ». « Assis là, ils le regardaient ». Tandis que ses ennemis le dévisageaient, bouche bée, Dieu contemplait le sang et leur offre son pardon.

Nous ne pouvons pas nous arrêter là. Je me tourne donc vers l'Apocalypse, chapitre 5, où Jean voit l'Agneau venir prendre le livre de la main droite de celui qui siège sur le trône. Il porte encore les marques de sa Passion. Le souvenir de cette œuvre restera à jamais gravé dans les cœurs de ceux qui l'aiment. L'Agneau de Dieu n'est autre que le Lion de la tribu de Juda, qui a triomphé, et il est digne, il a le droit moral d'ouvrir les sceaux et de prononcer un juste jugement sur tous ceux qui ne connaissent pas Dieu et n'obéissent pas à l'Évangile. Alors le péché sera ôté et, lorsque les sept sceaux seront ouverts et que le septième ange sonnera de la trompette, nous et toutes les armées célestes nous nous réjouirons en disant : « Les royaumes de ce monde sont devenus les royaumes de notre Seigneur et de son Christ ; et il régnera aux siècles des siècles ». Il régnera, l'Agneau sur le trône, non seulement comme Roi d'Israël, ce qui serait merveilleux pour la nation, mais comme Fils de l'Homme, qui a souffert et qui est maintenant exalté au-dessus de toute la création, des cieux et de la terre.

David Hill

145, Avenue du commerce, quartier Tshinsambi, commune de Kananga (Kasaï-Central, RD Congo)

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